Demain, parce qu'aujourd'hui j'ai la flemme.
C'est promis, demain.
Et puis demain devient aujourd'hui.
Et puis c'est un peu comme ici, une succession d'absence.
Ca sent la fuite, la fin d'une époque hélas révolue.
Tant de passés que j'ignore comment les déposer devant la porte.
De prétextes en prétextes, je finis toujours par y revenir... Au lieu de me projetter, je m'enchaine aux échecs.
Il faudrait, il faudrait tant.
Tant de mots qui ne veulent rien dire.
Le monde va mal, je le vois bien, je le rejette quand même.
" C'est pas comme si je pouvais y changer quelque chose. "
C'est bien le problème.
Et je crie partout, que tout va bien.
S'ils savaient.
La nuit, paye tes nuits.
Le cri des rêves, insconciente, enfin vivante.
Je voudrais rêver au futur.
Il faudrait.
Mais aujourd'hui, j'ai la flemme.
C'est trop long une vie sans ambition.
C'est trop dur une vie avec une ambition.
Et l'echec qui guette.
Il faudrait que je commence.
Mais je crois, que je vais continuer à me transformer en cette harpie, ce double qui n'apprécie rien.
Ce double qui reclame tant et donne si peu.
Dans le silence des maux, il reste la musique lancinante, qui poursuit chacun de mes pas.
Et dans la nuit qui tombe, je ne fais que marcher en cercle.
Finalement, je comprends enfin ce que tu voulais dire.
Navrée.
Sincèrement.
A balancer ma 'sagesse' à tour de bras, je me sens presque invulnérable, si seulement tout ces tours pouvaient être vrai.
Je sais, à travers les failles, il y a mon vrai visage.
Sous le masque, profondement grimée, je suis encore par là.
Gamine qui n'avait envie que d'une table, et d'un lit. Et le reste, ça devait être ce qu'on est.
Finalement, la gamine a bien grandit. Elle veut tout, et ce qu'elle est...
Ca ne ressemble plus à grand chose.
Des bribes de ci et de ça.
A contre-courant, il faut que je me reprenne.
Peut-être ce soir.
Allez demain, c'est promis.