Dimanche 13 février 2011 7 13 /02 /Fév /2011 20:58

Demain, parce qu'aujourd'hui j'ai la flemme.
C'est promis, demain.
Et puis demain devient aujourd'hui.
Et puis c'est un peu comme ici, une succession d'absence.
Ca sent la fuite, la fin d'une époque hélas révolue.
Tant de passés que j'ignore comment les déposer devant la porte.
De prétextes en prétextes, je finis toujours par y revenir... Au lieu de me projetter, je m'enchaine aux échecs.
Il faudrait, il faudrait tant.
Tant de mots qui ne veulent rien dire.
Le monde va mal, je le vois bien, je le rejette quand même.
" C'est pas comme si je pouvais y changer quelque chose. "
C'est bien le problème.
Et je crie partout, que tout va bien.
S'ils savaient.
La nuit, paye tes nuits.
Le cri des rêves, insconciente, enfin vivante.
Je voudrais rêver au futur.
Il faudrait.
Mais aujourd'hui, j'ai la flemme.

C'est trop long une vie sans ambition.
C'est trop dur une vie avec une ambition.
Et l'echec qui guette.

Il faudrait que je commence.
Mais je crois, que je vais continuer à me transformer en cette harpie, ce double qui n'apprécie rien.
Ce double qui reclame tant et donne si peu.

Dans le silence des maux, il reste la musique lancinante, qui poursuit chacun de mes pas.
Et dans la nuit qui tombe, je ne fais que marcher en cercle.

Finalement, je comprends enfin ce que tu voulais dire.

Navrée.
Sincèrement.


A balancer ma 'sagesse' à tour de bras, je me sens presque invulnérable, si seulement tout ces tours pouvaient être vrai.
Je sais, à travers les failles, il y a mon vrai visage.
Sous le masque, profondement grimée, je suis encore par là.


Gamine qui n'avait envie que d'une table, et d'un lit. Et le reste, ça devait être ce qu'on est.
Finalement, la gamine a bien grandit. Elle veut tout, et ce qu'elle est...

Ca ne ressemble plus à grand chose.
Des bribes de ci et de ça.

A contre-courant, il faut que je me reprenne.
Peut-être ce soir.
Allez demain, c'est promis.

Par STYXOSE - Publié dans : 4.48
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 6 janvier 2011 4 06 /01 /Jan /2011 01:31

 

Bien sur, il y a ce qu'on se dit pour mieux dormir la nuit. Dans ces doux mensonges, il y a tant d'hypocrisie.

Bien sur, on y croit juste assez pour que le sommeil nous emporte.

A demain, ce demain tant redouté, et si convoité, synonyme de changement, et au final si peu différent.

A peine deux pages. Voilà ce que j'arrive à recouvrir. Après, la folie remplace la raison, et tout finit en miettes.

La vraie folie c'est de s'obstiner, tant s'obstiner qu'au final, on est presque persuadée que cette fois, le résultat ne sera pas le même.

Mais peu importe la volonté qu'on y met, le résultat finit toujours par l'enterrer.

Je suis entrain de franchir un cap, je crois. Celui de l'age adulte, peu importe.

Il faudrait que je profite de ces heures de liberté, avant de me retrouver enchainer au bras des bourreaux. Mais le temps de l'insouciance est bien révolue, et malgré la douleur, je ne fais que sourire.

Il paraît que tout se vend. Moi. Je m'offre, au plus offrant.

Souvent la nuit, je repense à ces visions, à chaque fois que j'attends le métro, à chaque fois qu'il s'approche, je sens le métal s'écraser lourdement contre mon corps, me trainer sur les derniers mètres de la vie. La fusion de la chair et du métal, et le sang pour laisser une trace de ce moment d'extase où mon corps me libère enfin de ses chaines. J'ignore pourquoi, mais bien souvent je voudrais me laisser tomber sur les rails, j'ignore même si tout cela a un sens.

Maintenant bien sur tout est différent, il y a ce désir de créer, de fonder quelque chose qui s'insinue peu à peu. C'est étrange, cette envie de posséder tant alors qu'au final, on emportera vraiment pas grand chose.

C'est surement la raison pour laquelle tout cela m'a semblé futile pendant tant d'années.

Et puis je me fais avoir, comme bien d'autre, le piège toujours.

 

Je ne sais plus écrire tu sais.

J'aimerais tant écrire ton histoire, mais je crois que je ne peux plus.

 

Par STYXOSE - Publié dans : 4.48 - Communauté : Pensées d'ailleurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 10 décembre 2010 5 10 /12 /Déc /2010 23:00

Dix ans dans ta gueule.


C'est fou, ce pouvoir de perdre pied en quelques notes, j'avais oublié le pouvoir qu'elles ont.


Interlude.

 

" Depuis des années, je suis en retard, depuis des années, je lutte contre le temps, à courir après des rendez-vous qui s'envole si peu que je m'en approche.

Souvent, je me résigne, je me prépare à me résigner, pour combler toutes ces années de retard. Je m'imagine dans cette routine, à me dire "faut bien manger!".

Je tourne et retourne cette idée dans ma tête. Sans vraiment y adhérer. Il n'y a que des points positifs à se ranger, à l'exception de la perte de son identité.

Forcément, rentrer dans le moule comporte quelques sacrifices. Et pour tant, ce n'est pas tant.

Je me demande pourquoi alors ça me parait tant, pourquoi quand je me retrouve fourmi ça me coûte tant. Peut-être à cause de toute l'ampleur qui m'entoure, peut-être parce que je deviens à mon tour une "hé-toi".

Quoiqu'il en soit, ces heures de tortures morales ne m'ont menées qu'à une conclusion.

Peu importe le choix que je fais, je finis par être la pute de quelqu'un.

Alors sur le bord du trottoir, tu peux comprendre pourquoi je n'arrive pas à franchir le pas."

 

Voilà, ce que j'entends, ce qui couvre les notes.

Une voleuse de gaïté.

J'ai retrouvé mon premier amour, j'ai reconnu sa voix au milieu de tant d'autres. Et tandis qu'elle m'enlaçait de ses mots, je me languisais de la nouveauté qui m'attendait.

Besoin sans cesse de surprise, decouvrir une nouvelle facette, jusqu'à tant qu'elles ne soient plus que des miroirs ternes de désillusion.

Je ne sais pas très bien ce que je fais. Je crois que j'essaye. Un peu par moment, armé de courage liquide.

Pudique quand il s'agit de cracher mes mots. 

Et si j'y dévoilais quelque chose...?

Je cache tant de choses, ça finit par peser dans la balance.

A force de grimer la vérité, j'ai pas pris le temps d'apprendre à vivre avec quand elle revient de force.

Mais j'essaye.

Même si mon sourire reste coincée dans ma gorge, même si les yeux ouverts, je ne vois que ce qui a disparu.

Coucher la peur sur le papier, la rendre plus réel quelques instants, vivre avec elle, le temps de l'apprivoiser, le temps de la décrire, de s'expliquer... A quoi bon mourir incompris ?

 

De la littérature de bas étage avec comme seul force le désespoir qu'elle incombe.

Et dire que je me voyais déjà en haut de l'affiche.

Par STYXOSE - Publié dans : 4.48 - Communauté : écrire c'est hurler en silence
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 8 décembre 2010 3 08 /12 /Déc /2010 15:38

J'ignore quand j'ai arrêté d'essayer. Mais cela ne fait aucun doute que j'ai arrêté. Depuis au moins sept cent trente jours. Plus un mot n'est sorti de mes mains, plus une once de poésie, du neutre encore et toujours.
Je passe sans regarder ni devant, ni derrière moi.

Je sais. Je laisse tant de choses à l'abandon, peut-être même que je ne récupèrerais jamais.

J'en suis persuadée dans le fond.

Parfois, j'aimerais redevenir cette narcissique classique de dix-sept ans, qu'un simple sourire mettait en émoi.

Parfois, je pense que je suis toujours elle. Et puis, mon reflet vient me frapper.

Tout faux.
Toutes les nuits/matins, je m'endors avec un sourire d'enfant, cet air si serein qui n'apparait qu'entre quatre heures et sept heures du matin, je passe tant de temps à l'attendre, que finalement, le temps a cessé de s'arrêter devant ma porte.

D'ailleurs, devant ma porte, il n'y a jamais rien.

Une pile d'encombrants que j'hésite à jeter, une masse d'idées que j'hésite à exploiter, toujours entre doutes et hésitation, j'aimerais que quelqu'un me lance, me jette au milieu de ces encombrants, peut-être au milieu de tout ce gachis, je me releverais différente.
Mais je joue trop bien la comédie, entre sourire et clin d'oeil, ils gobent mes mots sans se douter de tout ce qui se cache en dessous.
Hier, j'ai vu. Là où je DEVRAIS me trouver, là où ils se trouvent tous. Et moi loin derrière, à excecrer chaque vendredi/samedi soir, comme tous les autres jours de l'année. Coincée entre ici, ou la-bas, sans vraiment chercher à fuir, toujours à rêver d'ailleurs sans penser à me donner les moyens de l'atteindre cet ailleurs.
Je me fatigue tellement si vous saviez. Je crois même qu'au milieu de mon propre gachis, je suis incapable de le voir...

Par STYXOSE - Publié dans : 4.48 - Communauté : Les écorchés vifs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 15 novembre 2010 1 15 /11 /Nov /2010 13:46

Au coin des rues où je ne suis sûre de trouver que la dépravation, moi je cherche l'insipiration, au milieu de toutes les nuits, avant de remettre à demain, puis demain...

Finalement, je ne fais que chercher, sans jamais m'arrêter.

Eux, ils disent que je suis malade, ils disent que j'ai oublié de grandir à un moment, et que maintenant...

Maintenant, j'ai loupé le train. Enfin, c'est ce qu'eux disent.

Lui, il m'écoute au coin de ces rues où parfois je sombre plus bas que terre, il m'écoute sans jamais juger mes faux pas. Parce que lui aussi il sait, lui aussi il a le coeur en sang parfois dans la nuit noire.

Eux, ce sont tous des abrutis. Ils ont cessé d'écouter depuis si longtemps.

Alors je ne parle plus.

Le silence pour guérir, panser toutes mes blessures, mais parfois les mots transpercent la barrière... Et seule face à la brume, je reste sans voix, le reflet pleure, tandis que je m'entends rire.

La solitude est plus facile à accepter quand on est seul. Jamais sans mon ombre, je te vois encore essayer de me rattraper sur les troittoirs, avant que tout cela ne devienne flou, entre fantasmes et vérité, j'ai oublié.

J'avais promis... J'avais promis.

Toujours à tenter de réparer les bavures, les petites erreurs qui grandissent de jour en jour.

Je me souviens des jours où y'avait rien dans nos têtes, à part nos rêves de révolution, maintenant, je parle de recession, et politique.

J'ai bien grandi, pas vraiment changé, je crois je me suis trahie.

Toujours la sensibilité à fleur de peau.

Je parle seule, depuis si longtemps, cette solitude que je veux, que je désire, et que je finis par haïr d'être si pesante.

Rien de mieux en résumé.

Je raconte toujours les mêmes conneries, de sourires en clin d'oeil, toujours les mêmes stratagèmes...

J'aimerais que tu me lises, je te détesterais de me lire.

Toujours les mêmes conneries, je te l'avais bien dit.

Par STYXOSE - Publié dans : 4.48 - Communauté : Pensées d'ailleurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

  • : I CAN'T.
  • I CAN'T.
  • : Chronique d'une névrosée.
  • Contact

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés